Koulouba 2022 :Un pari à 50 millions la mise !

 

A qui sourira le palais de Koulouba ?  Malin est celui qui pourra répondre cette question. En revanche ce que nul n’ignore, c’est qu’il faut être riche de plusieurs millions de nos francs pour prendre part à la course ! D’une dizaine de millions, puis  15 et 25, il faut déposer sur la table 50 millions pour prétendre au fauteuil tant convoité (Koulouba).

De quoi donner le vertige à bon nombre de personnes dans un pays où la majorité de la population rame dur pour assurer le quotidien !

Malgré le volume de la mise qui, au demeurant  loin d’être le seul obstacle, ils seront sans nul doute nombreux  sur la ligne de départ de la course  vers le palais de  Koulouba en 2022. Occuper le fauteuil le président de la république, ce rêve longtemps nourri par certains  et nouvellement pour d’autres, est à portée de main en l’absence d’un super favori. Nul doute que les vieux routiers de la course pour le palais auront à se frotter aux nouveaux postulants sans complexe et mû par le même espoir et le même désir à savoir : Être le premier à franchir la ligne d’arrivée !

Contrairement aux autres élections présidentielles,  tous les candidats  à la magistrature en 2022 battront campagne avec la certitude de pouvoir  les emporter malgré qu’il n’y ait qu’un seul et unique  fauteuil ! Dans cette course sans tocards ni gros outsiders, chaque participant puisera, à n’en pas douter dans ses dernières ressources pour s’attirer les faveurs d’un électoral majoritairement sensible aux billets de banques et cadeaux en natures. Outres les manœuvres habituelles (compromissions, offrandes de toutes natures, achat de conscience, transhumance de l’électorat…) assisterons- nous au retour du syndrome des trois noms ? Toute une histoire !

En effet, sur la foi d’une hypothétique prédilection qui voudrait que le futur président ait 3 noms, des candidats d’une certaine époque ont rallongé les  leur. Que ne faut-il pas faire pour être président de la république ?

Tout compte fait, le financement d’une campagne présidentielle  n’est pas sans conséquence sur les bourses aux approvisionnements douteux et suspects. Après un tel investissement financier et physique, l’angoisse de l’attente des résultats cèdera la place aux  surprises feintes ou réelles  au soir de la proclamation de résultats provisoires. Surtout que déjà, un prétendant au trône, fort de son pourcentage aux élections présidentielles passées, se voit investi avant la course.  Cela expliquerait-il  les cheveux ébouriffés, les yeux rougis et sorties de leurs orbites ainsi que la bave aux  coins de la bouche, aux lendemains de la proclamation des résultats d’abord provisoire puis définitif ?

Il faut dire qu’il y’a de quoi ! Cinquante millions de nos francs,  ça n’est pas du menu jeton qu’on jetterait dans l’escarcelle  du premier mendiant arrêté au niveau des feux tricolores, sans parler du coût de la générosité circonstancielle qui caractérise les campagnes électorales ! Sans être dans le secret des Dieux,  la volonté de récupérer ne serait-ce qu’une portion de cette dépense n’expliquerait-elle pas  les  contestations sur fond de violence et le rejet des résultats sous prétexte de fraude dont ils  sont tous coupables et victimes ? A méditer !

N’est-il pas temps que le peuple choisisse son combat au lieu de suivre des contestataires en ne se fiant qu’aux apparences des revendications ?  C’est la question qui mérite d’être posée quand  on sait que qu’il n’y a eu que désillusion pour lui après chaque manifestation !

Bouba Sankaré

Source: Le FORUM

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