Affaire Birama Touré :L’inculpation du général Moussa Diawara, ex DG de la DGSE suscite l’espoir

Après le lancement d’un mandat d’arrêt contre Karim Keita, fils de l’ancien président IBK, l’affaire relative à la disparition du journaliste Birama Touré  a franchi un nouveau palier avec l’inculpation du général Moussa Diawara, ex-patron de la DGSE. Au regard de l’évolution de la situation depuis la chute du régime IBK, on peut dire que la vérité dans cette affaire qui a suscité beaucoup d’émotions est à portée de main.

Près de 6 ans après sa disparition les enquêtes pour retrouver le confrère Birama Touré  étaient   en souffrance à cause du statut des présumés. Suite aux événements du 18 août 2020 qui ont emporté  le régime IBK et ceux qui ont eu raison du président Bah  NDaw le 24 mai dernier, l’affaire est revenue  devant l’actualité avec le lancement d’un mandat d’arrêt contre Karim Keita, le principal suspect et soupçonné d’être le donneur d’ordre. L’inculpation du général Moussa Diawara  marque un tournoi vers la dissipation du mystère qui a jusque-là entouré les circonstances de la disparition de Birama Touré. Couronnement de la détermination de  Dramé, employeur du disparu et de la presse malienne  en général, l’inculpation de l’ancien patron des services de renseignements  et le lancement d’un mandat d’arrêt contre le fis de l’ancien président  signent l’avènement de l’ère de l’égalité de tous devant la loi même si des voix discordantes crient à un acharnement  sous-tendu par des règlements de comptes. Sans remettre en cause la présomption d’innocence,  les deux personnalités déchues mises en cause dans l’affaire Birama Touré  se sont illustré pendant de longues années par des actes à la limite du raisonnable et ont fait l’objet des rumeurs les plus folles  parfois à juste raison. La relance de l’action judiciaire dans l’affaire Birama Touré, est une opportunité pour les prévenus pour prouver leur innocence contrairement à ce que certains détracteurs de la justice distillent à travers les médias. Au-delà de l’opportunité qu’offre la poursuite de procédure judiciaire dans l’affaire de cette disparition, c’est l’espoir de tout un peuple sur la justice qui renait de ses cendres. Les attaques dont  la justice fait l’objet sont en contradiction avec  la soif de justice de l’ensemble des Maliens. Avec l’intensification de la chasse aux présumés indélicats de la république,  la traduction en réalité du slogan nul n’est au-dessus de la loi  est en marche.

Bouba Sankaré 

Source: Le FORUM

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