Le diagnostic  d’Aboubacar Sidick Fomba, Président du parti ADEPM:Le bilan honteux des 30 ans de la pratique démocratique au Mali

 

 

 

La présentation :

 

-partis politiques 228 soit 90562  personnes par parti politique.

-42000 organisations de la société civile soit 492 personnes par organisation.

-720 associations religieuses soit  28678 personnes par association.

-Superficie : 1241238 km carré

– Population 20 648 000 (estimé en 2020)

-nombre d’électeurs 8 millions environ

– nombre de bureaux de vote 22145

-centre de vote 12465

-taux de participation aux élections présidentielles 28%  en moyenne et 22 % aux élections législatives.

 

À la lumière de cette présentation voilà la pratique démocratique :

 

1- la personnalisation de la vie politique et même du fonctionnement du parti créant un obstacle pour la préparation de relèves.

 

2-la professionnalisation de la vie politique faisant de l’homme politique malien un véritable prédateur ou même un légitimateur de la prédation politique.

 

3- la politisation de la pratique religieuse au point d’en créer des religieux politiques par manque de vision claire pour l’ancrage social.

 

4-Les annonces de circonstance et la tenue de slogans trompeurs en remplacement des actes concrets.

 

5- La politique d’achat de conscience en lieu place d’une politique d’adhésion militant par conviction.

 

6-la création d’une alliance hégémonique clientéliste en remplacement de la bonne gouvernance transformant l’administration publique en boîte d’argent pour préparer les élections prochaines.

 

7-la promotion dans les services publics par loyauté politique et non par intégrité intellectuelle et morale.

 

8- La politisation par outrance de la vie syndicale comme moyen d’accéder à des postes juteux ou moyen de chantage pour accéder à des biens de l’Etat.

 

9-Une société civile plus pourrie et plus politique que les hommes politiques utilisant le titre de société civile pour accéder politiquement à des postes politiques, ce faisant elle défend plus le gouvernement que les militants des partis au pouvoir.

 

10- Le fait de résumer la vie politique à l’organisation des élections donc la conquête et l’exercice du pouvoir en mettant dans la poubelle l’éducation, la formation citoyenne de leurs militants et la mobilisation autour de la vision politique du parti.

 

11-la politisation de façon très dangereuse des forces armées et de sécurité jusqu’à la politisation des recrutements au sein de l’armée.

 

À  cette pratique démocratique s’associe une pratique institutionnelle :

 

1- Une constitution calquée sur la pratique démocratique de la 5em République Française faisant  du président un monarque Républicain.

 

2-Une Assemblée nationale de caisse d’enregistrement qui vote plus et contrôle moins et surtout budgétivore.

 

3- les institutions sous l’influence du président monarque avec comme mode fonctionnement  la manipulation institutionnelle.

 

4-Une justice à géométrie variable et à la solde du régime et ses clients.

 

5-Une cour constitutionnelle de 3ème tour des élections présidentielles et législatives donc à travers son rôle de proclamation des résultats et du contentieux électoral.

 

6- les institutions budgétivores et s’octroyant une immunité à l’allure de l’impunité.

 

L’administration devant cette pratique démocratique et institutionnelle se présente ainsi :

 

1-Une administration à la solde du pouvoir  majoritaire et utilisée comme boîte à sous pour préparer les élections prochaines.

Ce faisant elle organise les élections en faveur du pouvoir en place puisque dotée de tous les moyens pour parvenir à cela.

 

2-la promotion des agents publics se faisant sur la base de loyauté politique et non l’intégrité morale et la compétence,  obligeant les cadres à la prostitution et à la transhumance politique.

 

3- les structures administratives non innovantes, non adaptées et calquées sur le modèle colonial.

 

4- l’administration lourde, corrompue et loin de la population.

 

5- l’intégrité physique et morale du travailleur non protégées.

 

6- Une administration non anticipative  donc absence de prospective.

 

Et voilà comment se présente la presse démocratie

 

1- le misérabilisme journalistique à la mode empêchant  la presse d’évoluer.

 

2- Une aide à la presse dérisoire  et mal repartie.

 

3-la non protection des hommes de médias

 

4- La création des organes de presse créés par  des hommes d’affaires et non les spécialistes comme le cas des cliniques et des pharmacies.

 

5- la violation des textes régissant le domaine de la presse.

 

L’économie de la pratique démocratique :

 

1- manque de politique économique  durable

 

2-manque de soutien de l’Etat aux opérateurs économiques.

 

3- Endettement abusif de l’Etat et mauvaise gestion des dettes.

 

4-Faible taux de couverture de crédit et taux d’emprunt  très élevé.

 

5- manque de politique d’industrialisation et de d’infrastructure.

 

6- mauvaise gestion des ressources naturelles de l’Etat surtout affecté par le clientélisme.

 

7- l’injustice notoire dans les appels d’offre et appels publics.

 

8- le poids des accords commerciaux et la  présence des fonctionnaires d’Etat  dans les affaires.

 

9-octroi d’exonération aux sociétés minières à  hauteur de 40 milliards/ an sur les carburants au détriment du peuple malien.

 

10- En lieu et place de l’or l’Etat bénéficie du prix mercurien et cela en sa perte.

 

11- Un code minier en défaveur du Mali et dont la gestion des permis miniers obéit à une mafia politique qui ne dit pas son nom.

 

Les conséquences de ces pratiques ont donné lieu à la présentation suivante:

 

1-Etat clientéliste sous AOK

 

2-État  criminalisé sous ATT

 

3- État failli sous IBK

 

4- Effondrement de la République du Mali.

 

La situation de la délinquance financière sous l’Etat failli d’IBK donc de 2013 à nos jours.

 

-Achat de l’avion présidentiel à des prix inconnus.

 

-170 milliards dans l’achat des armements avec son corollaire de surfacturation des chaussettes à 30.000 l’unité et autres.

 

– 1230 milliards de la  loi d’orientation et de programmation militaire :

1-Achat de blindés en carton

2-Achat des avions cloués au sol

3-Bénéficie sur le taux de change   2milliards 100 millions.

4- Des citernes vendus à l’Etat à en environ 130 millions pendant que le prix réel est de 50 millions.

 

-6451 militaires fictifs depuis 2013.

Le montant des préjudices est de 70 milliards entre 2013 et 2021.

700 millions de FCFA mensuellement au titre des salaires fictifs.

 

-de l’argent attribué par l’union européenne aux Fama  ont disparu par manque de traçabilité en 2020.

 

– 9 milliards / an depuis 2014  du budget national octroyés à ozone Mali  pendant qu’elle n’a jamais effectué 60% des travaux à exécuter.

Et cela en violation des dispositions du code de marché public.

 

-le bradage des biens publics et donnés encore en location au même État.

 

– Énergie du Mali transformé en service de business maintenant le peuple malien dans la misère.

 

– l’union des cotonculteurs une boîte de business pour financer les élections et au profit d’un clan.

 

-AGEFAU, AMRTP,  AGETIP, PMU-MALI,  les PEAGES, ACI 2000, Office du Niger, CMDT et autres sont devenus des gîtes d’argents  d’enrichissement illicite.

 

-les permis miniers octroyés à des clans avec une exonération de 40 milliards/ ans sur le carburant malgré que le prix de l’or qui varie entre 55 et 56 dollars.

 

– la délinquance financière autour des avenants.

 

-le rapport de L’OCLEI faisant état des milliards de transactions par des fonctionnaires d’Etat et surtout certains possédant plus de 100 villas.

 

-sans compter l’endettement abusif de notre pays.

 

À  la lumière de ce tableau noir  il faut :

 

1-Un  état des lieux de la nation Malienne.

 

2-Une véritable refondation puisque que le problème est vraiment structurel qui va aboutir à l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle constitution émanant du peuple malien.

 

3- Une prise de conscience généralisée, la culture du patriotisme et de la citoyenneté.

 

4- Une justice de qualité et pour tous.

 

5-La valorisation des services publics, la valorisation et la protection de l’intégrité physique et morale du travailleur malien.

 

6-Moralisation de la lutte syndicale pour lui dissocier de l’activisme syndical complice de  l’instabilité politique.

 

7-Consacrer le budget national pour le financement des services régaliens sans concours aux aides publiques extérieures qui sont :

 

– Éducation

-la santé

– les forces armées et de sécurité

– Agriculture

– la justice

 

8- Une répartition  efficiente et équitable des ressources de l’Etat.

 

Aboubacar sidick Fomba, Président du parti ADEPM, membre du CNT et porte-parole des forces patriotiques pour la refondation au Mali (FPR-Mali).

Source: La PLUME

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