Ras Bath et CMAS :Va-t-on vers une  autre bataille juridique en perspective ?

 

Dès sa libération, le célèbre chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath avait annoncé la couleur en promettant de faire descendre la foudre sur la tête de certaines personnalités dont l’imam Mahmoud Dicko. Sa première émission à la radio Renouveau a tenu toutes les promesses à tel point qu’elle a fait réagir la  CMAS, dont l’imam est le parrain et l’autorité morale.

Face au silence de son parrain, le comité exécutif national de la CMAS, mouvement politique qui entend perpétuer les idéaux  de l’imam Dicko, a réagi à travers un communiqué aux propos tenus par le célèbre chroniqueur. Prenant à témoin l’opinion nationale et internationale  pour avoir mis en garde Ras Bath, la CMS s’inscrit en faux contre toutes les allégations du chroniqueur qu’elle qualifie de mensonge et diffamatoire contre leur parrain et autorité morale. Tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression, le bureau exécutif national de la CMAS a invité le chroniqueur à la retenue et au respect de la déontologie de son métier et a appelé ses militants et sympathisants au calme et au respect  des valeurs morales et de paix prônée par leur parrain.

Au regard du dévouement de la CMAS à son parrain et de la détermination du chroniqueur connu pour son engagement dans la lutte contre les indélicatesses avérées ou présumées, va-t- on vers une bataille juridique ou une « guerre » par média interposé ? Quoi qu’il en soit, au regard de la situation du pays, la voix de la sagesse doit prévaloir de part et d’autre afin d’éviter une crise dont on peut se passer. Quoi que compréhensible, voire juste, Ras Bath rendra un grand service au pays en orientant sa colère et sa frustration  vers la création d’une véritable formation politique qui pourra certainement jouer le premier rôle dans l’avenir. Ainsi, il traduira en réalité, l’immense espoir qu’il incarne auprès de ses nombreux fans et même au-delà depuis de nombreuses années à travers son émission. Sauf abus,  au-delà de la voie empruntée et des méthodes, l’imam Dicko et le célèbre chroniqueur incarnent tous deux des valeurs dont la république a besoin pour entamer sa mue. Toute dissension ou crise  entre les leaders de la société civile  n’est profitable qu’aux partisans et défenseur du système de prédation qui a prévalu dans le pays jusqu’ici. Les voix qui dénoncent et celles qui s’opposent à la mauvaise gouvernance sont indispensables pour la construction du Mali nouveau appelé de tous  les vœux.

Véritables remparts contre l’arbitraire, l’injustice et la mauvaise gouvernance avec son cortège de désagréments, les deux leaders d’opinion cristallisent les aspirations légitimes du peuple qui aspire depuis plusieurs décennies à une vie meilleure. Que gagnera le Mali dans une nouvelle tension entre deux leaders qui n’ont certes pas le même poids sur l’échiquier national, mais qui ont une capacité de mobilisation incontestable et des partisans acquis à leur cause ?

Quel que soit l’ampleur des dissensions, le chemin de la sagesse doit être privilégié de part et d’autre pour éviter au pays un déchirement dont nul ne peut prédire les conséquences.

La rédaction

Source: La Relance

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